Invasion de coccinelles asiatiques - Connaître les truffes
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Invasion de coccinelles asiatiques

vendredi 5 octobre 2007

Petite brève en complément de la question soulevée dans l’article de ce site sur la question de l’importation des truffes chinoises sur notre territoire

Il est intéressant de se reporter à cette nouvelle.

Ce qui est inquiétant, c’est l’origine de cette coccinelle Harmonia axyridis lisez au moins l’extrait de cet article :

En France, cette coccinelle a été importée de Chine par l’INRA dès 1982 dans le cadre d’expérimentations de lutte biologique contre les pucerons. Elle a ensuite été commercialisée à grande échelle en France entre 1995 et 2000 par la société Biotop qui fabrique des produits de lutte biologique contre les parasites. Cette année, l’INRA a initié une étude mondiale à l’aide de marqueurs génétiques, menée à Montpellier et Sofia-Antipolis, pour tenter de déterminer « les routes de l’invasion de l’insecte », explique un des ingénieurs du projet, Eric Lombaert. L’étude, dont les premiers résultats sont attendus début 2008, doit notamment déterminer si le phénomène est imputable « à la lutte biologique contre les pucerons ou à des introductions accidentelles », précise Eric Lombaert.

L’invasion pose en effet une énigme aux chercheurs, car il s’agit d’un phénomène récent. Aux Etats-Unis, les premiers lâchers remontent à 1916, mais l’espèce n’est devenue invasive qu’à la fin des années 1980.

Par précaution, la société Biotop, suivie par d’autres concurrents, a cessé de commercialiser la coccinelle asiatique en 2000. Biotop a cependant continué à distribuer en exclusivité une variante génétiquement modifiée, incapable de voler. Cette dernière présente l’avantage de ne pas quitter l’endroit où on souhaite la voir éliminer les pucerons, explique à l’AFP Firouz Kabiri, directeur opérationnel de Biotop. Cette souche élaborée par sélection ne présente elle « aucun risque de pulluler dans la nature et finit par disparaître », précise M. Kabiri.

« Mais son gène est récessif et il suffit qu’elle se croise avec une coccinelle volante pour qu’une partie des descendants se remette à voler », rétorque Vincent Ternois. Qu’on finisse par l’interdire ou pas, il est déjà trop tard, estime le naturaliste. « Elle est si rapide que plus rien ne pourra l’arrêter ».

Rien à voir avec les recherches sur la truffe vous me direz ? Vrai ! Vous avez raison, car un phénomène observé pour une espèce donnée ne permet en rien de prédire quoique ce soit pour d’autres espèces très éloignées. On aimerait que cet évènement ouvre les yeux des chercheurs sur le fait que des observations à court terme + à faibles doses + avec des paramètres réduits ne permettent pas de connaître quelles seront les conséquences à long terme (20-50 ans) de la dissémination d’une espèce in vivo. J’espère que personne ne cultive de la truffe de Chine en France...

Pour en savoir plus lisez cet article qui répond à toutes vos questions.

Voir en ligne : Observatoire d’Harmonia axiridis (Pallas, 1773)

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